Frénésie sur le marché de l’ancien

Sur le marché de l'ancien, les transactions n'ont cessé d'augmenter ces derniers mois, la demande étant très forte, l'offre de biens anciens est de plus en plus restreinte. Dans certaines villes, les agents immobiliers sentent même poindre la pénurie.

Immeuble ancien

« Surchauffe », « emballement », « coup de chaud »… La presse spécialisée ne manque pas de périphrases pour décrire le phénomène observé actuellement sur le marché de l’ancien. Portées par des taux d’intérêt encore bas et le prêt à taux zéro (PTZ) dans l’ancien, les ventes s’accélèrent, l’offre se réduit, le marché se tend. Conséquence directe : la hausse des prix particulièrement prégnante dans certaines grandes villes. Parmi les grandes agglomérations, la palme de la flambée des prix revient à Bordeaux. Le baromètre national Immonot des chambres notariales confirme un réel enthousiasme sur ce secteur.

Une frénésie palpable dans l’ancien

Tous les experts et professionnels du secteur sont unanimes sur la conjoncture dans l’immobilier ancien depuis le début de l’année. Par rapport à mars 2016, le nombre d’acquéreurs a bondi de 20%, alors que parallèlement les biens à vendre ont diminué de 15%. Le dernier baromètre national Immonot des chambres nationales estime que le phénomène va encore s’amplifier dans les mois à venir et se généraliser à l’ensemble du territoire.

Notaires et agents immobiliers soulignent que la pénurie de biens anciens commence à se faire sentir à Laval, Limoges ou Bordeaux. Dans la ville emblématique d’Aquitaine, bientôt à seulement deux heures de Paris par le train, les prix ont flambé de 5%. A Paris, la hausse s’établit à 5,2% et de 5,4% à Lyon. Les transactions sur le marché de l’ancien se sont accélérées. Constatant que les biens anciens disponibles se vendent très rapidement, 48% des notaires conseillent même d’acheter le bien convoité, avant même de vendre le bien déjà détenu.

Le coup de pouce du PTZ et des taux d’intérêt encore bas

Suivant l’implacable logique de l’offre et de la demande, les biens disponibles se restreignant et la demande restant forte, les prix flambent. Comment expliquer l’appétence des investisseurs ? Plusieurs facteurs sont avancés comme hypothèses d’explication. Premièrement, les futurs acheteurs anticipent la remontée des taux d’intérêt et préfèrent se lancer pendant que ces taux restent encore inférieurs à 2%. Ensuite, les incertitudes sur l’avenir politique, mais aussi lié sur les placements (baisse de rentabilité des produits d’assurance-vie, la pérennité menacée du système de retraites…) incitent les acquéreurs à franchir le pas de l’investissement.

Parallèlement, le succès du Prêt à Taux Zéro (PTZ) dans l’ancien a contribué à booster les ventes. Selon la Fédération Nationale de l’Immobilier (FNAIM), en 2016, sur plus de 120 000 PTZ distribués, 22 500 ont été enregistrés pour l’achat d’un bien ancien, contre seulement 3 200 en 2015. Cependant la Fédération considère qu’il s’agit d’un succès en trompe l’œil, car ce dispositif n’a pas profité aux villes les plus tendues, comme Marseille ou Lyon, qui n’ont représenté que 4 % des prêts émis. » Le PTZ ancien a essentiellement bénéficié aux territoires ruraux de la zone C, qui ont enregistré 60 % des délivrances », commente-t-elle sur son site.

La reprise du marché immobilier ne profite pas de manière équitable à toutes les régions. Ainsi, après une année globalement exceptionnelle en 2016, l’embellie est à deux vitesses. Dans certaines villes rurales de taille moyenne, les prix restent stables, voire reculent. Selon le réseau d’agences Guy Hoquet, les prix sont plutôt en baisse à Lille, Grenoble, Orléans, Tours, Perpignan, Aubenas, Orange ou encore Dijon.

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