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Marché immobilier 2022 : l’heure est au bilan, quels sont les chiffres ?

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La motivation des Français à devenir propriétaires n'a pas flanché en 2022, comme le démontre le million d'acquisitions réalisées sur l'année, avec des prix toujours à la hausse au niveau national. Reste à savoir si 2023 sera également de bon augure, avec un grand nombre de passoires thermiques qui se bousculent sur le banc des ventes immobilières. L'acquisition de maisons anciennes, quant à elle, semble emprunter le droit chemin du succès.
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Les ventes immobilières ont-elles tenu la route ?

L’année 2022 aura bel et bien marqué les esprits, bousculée par les événements impactants et historiques d’une Guerre en Ukraine, saupoudrée d’une tension climatique ayant mis à rude épreuve les codes du marché immobilier. Malgré les perturbations, les Français ont tenu leur cap, portés par leur envie tenace d’investir dans la pierre. Cette volonté de fer est justifiée par le nombre de ventes relevé, dépassant le million en 2022. 

Avec plus d’exactitude, ce sont 1 133 000 transactions immobilières qui ont été réalisées selon les chiffres indiqués fin septembre dernier. De très belles données qui montrent la ferveur des acquéreurs à réaliser leurs projets d’achat immobilier malgré les freins rencontrés. On dénote toutefois une baisse de -5,4 % des volumes de ventes en comparaison des chiffres de l’année précédente. Fin septembre 2021, ce sont 1 206 000 acquisitions dans la pierre qui étaient dénombrées. Cette légère décrue du nombre de projets immobiliers ayant aboutis en 2022, s’explique par le durcissement des banques sur les dossiers de financement, et un taux d’usure de plus en plus difficile à contrer.

Le prix des biens immobiliers ont-ils continué à grimper en 2022 ?

Contre toute attente, le prix des biens immobiliers dans l’ancien a continué d’augmenter en 2022. Selon les données relevées par les notaires de France, le prix des appartements anciens affichait une hausse de +4 % en un an, à fin septembre 2022. Là encore, le contexte n’aura que très peu effleuré les ambitions des vendeurs et des acheteurs. Si l’évolution des prix des biens vendus est nettement moins élevée que celle constatée les deux années précédentes, elle s’aligne toutefois sur les chiffres de l’année 2019. 

On remarque néanmoins, une disparité assez nette de l’ascension de la courbe des prix entre la valeur nationale (+7,7 % en 2021 et +7,1 % en 2022) et en Ile-de-France (+2,6 % en 2021 et +0,2 % en 2022). En effet, ayant très fortement augmenté le deux années précédentes, les prix des biens immobiliers dans la capitale et plus généralement dans sa région, ont subit une baisse lors du dernier trimestre 2022. 

+5,3 %
Augmentation des prix de vente dans l’immobilier au 3e trimestre 2021
+6,6 %
Augmentation des prix de vente dans l’immobilier au 3e trimestre 2020

Quelles sont les prédictions immobilières pour 2023 ?

Poursuivant la tendance de cette fin d’année 2022, les notaires de France ne prévoient pas de baisse de prix des appartements anciens dans l’hexagone, c’est même tout le contraire. Si le clivage se fait encore sentir entre les données parisiennes et provinciales, elles n’en demeurent pas moins positives. Ainsi, une hausse de + 6,9 % est attendue sur le marché immobilier en Province, de + 1,5 % pour celui de l’Île-de-France et de + 4 % pour la métropole en janvier 2023.

Du côté des ventes de maisons en France, l’évolution des prix est, quant à elle, beaucoup plus conséquente. Sur 1 an, le prix des maisons aurait augmenté de + 8 % au troisième trimestre 2022. De même que pour le prix des appartements anciens, l’Île-de-France est légèrement en deçà, avec une hausse relevée à + 5,7 %, contre + 6 % dans les autres régions de France. À ce tableau prévisionnel, s’ajoute l’augmentation des ventes des logements considérés comme énergivores. L’accélération de la mise sur le marché des biens classés F et G est clairement initiée par l’interdiction de louer des passoires thermiques, débutant au premier janvier 2025. La vente des logements dont la note du DPE est classée F est passée de 8 à 10 % du 3e au 4e trimestre 2021, et de 3 à 5 % pour les classes G.

Le Conseil Supérieur du Notariat (CSN) anticipe un nouveau ralentissement des ventes dans l’année 2023, impulsé par les difficultés d’octroi de crédit déjà amorcées en fin d’année par le mécanisme du taux d’usure, qui devrait perdurer. Si la baisse des prix des ventes immobilières n’est pas encore visible, les problématiques environnementales et la chasse aux passoires thermique enclenchée, pourraient également avoir un impact sur le marché immobilier dans les mois à venir, incitant les discours prévisionnels à faire preuve de grande prudence.

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