La copropriété du futur est-elle en auto-gestion?

A l'ère de l'économie participative et collaborative, les initiatives sont légion. A Paris, le premier HLM en auto-gestion est en train de voir le jour. L'idée? Les locataires mettront la main à la pâte dans les tâches quotidiennes de la copropriété contre une baisse de leurs charges.

façade immeuble

Si l’habitat participatif prend plusieurs formes depuis quelques années, sur le modèle scandinave, il n’avait jusqu’alors fait ses preuves que du côté de l’accession à la propriété. Aucune HLM (Habitation à Loyer Modéré) n’avait encore relevé le défi. C’est aujourd’hui chose faite, à Paris. Les locataires emménagent dans deux semaines.

Partage des tâches contre baisse des charges

C’est une véritable révolution pour le logement social. A la base, une annonce publiée sur « Loc’Annonces », un site internet hébergé par la mairie de Paris, qui propose ses offres de HLM disponibles. Au milieu des publications habituelles, l’une d’entre-elles intrigue. Intitulée « Chacun met la main à la pâte » elle propose un contrat pour le moins novateur : une HLM dans le 19ème arrondissement dont les futurs locataires sortiront les poubelles et briqueront les parties communes. L’avantage? Une baisse des charges de 40 % par rapport à une habitation lambda. Seuls les frais de service (chauffage) et les taxes locatives restent à payer. Autre avantage et non des moindres, les locataires sont largement impliqués dans la construction de leur futur logement : du choix de carrelage à la couleur des murs, chacun peut mettre son grain de sel.

Un casting particulier

Près de 150 personnes répondant aux critères (ressources, composition familiale mais aussi motivations etc.) ont postulé à cette annonce et la ville en a soigneusement sélectionnés 13 qui composent 6 ménages. Début mai, ces familles emménageront dans leurs logements entre 25 et 83 m2 et prendront en charge, chacun leur tour, les tâches quotidiennes de l’immeuble, propriété du bailleur social Batigère. Dès le lancement du projet, les locataires ont été incités à s’impliquer. Ces futurs locataires ont d’ailleurs assisté aux visites de chantier, ils ont rédigé un règlement de copropriété et reçoivent une formation pour les tâches qui nécessitent des connaissances techniques. Un véritable exemple d’habitat participatif qui devrait faire des émules. « L’habitat participatif est non seulement un levier pour dégager du logement mais c’est surtout un moyen de changer le rapport au logement : faire baisser les charges mais aussi tisser du lien entre locataires dans une grande ville », déclarait au Parisien, Ian Brossat, adjoint à la Maire de Paris chargé du logement. La capitale planche d’ores et déjà sur deux autres projets.

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