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Catastrophe naturelle : comment se faire rembourser par son assurance ?

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Ces dernières années et plus particulièrement encore durant l'été 2022, les événements climatiques comme les sécheresses n'ont fait que s'intensifier, multipliant par la même occasion les déclarations de sinistres de la part des assurés. Malheureusement, cela devrait leur coûter cher dans les mois à venir, avec des montants de cotisations prêts à s'envoler et des conditions d'indemnisation toujours plus strictes. Mais comment faire alors pour se faire rembourser lorsque l'on est victime d'une catastrophe naturelle ? Explications.
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Les catastrophes naturelles coûtent cher aux assureurs

Alors qu’elles sont de plus en plus nombreuses au fil des ans, les catastrophes naturelles coûtent énormément d’argent aux compagnies d’assurance. Rien que pour l’été 2022 et ses épisodes de sècheresse, la facture s’élève entre 1,9 et 2,8 milliards, d’après les chiffres de France Assureurs (FA).

Un montant jamais atteint jusque-là, qui ne présage rien de bon pour les compagnies d’assurance et par extension, pour les assurés. En effet, ce coût important, supporté par les assureurs, devrait se répercuter dès cette année sur les contrats d’assurance habitation. Une augmentation qui devrait donc être en moyenne de l’ordre de 3 % en 2023, et monter jusqu’à 130 % d’ici à 2050.

Pour estimer cette augmentation sur les 30 prochaines années, les experts se basent notamment sur les derniers rapports du Giec (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) qui précise à de multiples reprises que les catastrophes naturelles s’apprêtent à s’accroître fortement au fil des ans. Avec à la clé des conséquences directes sur les habitations des Français puisque 54 % des maisons individuelles du pays sont, à ce jour, construites dans des zones de forte exposition. Pour 16 % d’entre elles, soit à peu près 3,3 millions de maisons individuelles, elles sont même déjà classifiées en zone de risque élevé.

La loi énergie-climat : des conditions assouplies pour être indemnisé

En 2022, un dossier d’indemnisation sur dix concernait un sujet climatique. Pour autant, pour ces assurés, il est plus que difficile de réussir à se faire indemniser par leur assureur. La moitié seulement des dossiers étaient pris en charge, entrainant donc un nombre croissant de litiges entre les sinistrés et les compagnies d’assurances.

Pour aider les Français à faire valoir leurs droits et à être indemnisés de leurs sinistres, le Gouvernement a voté récemment la loi énergie-climat, prête à entrer en vigueur au début de l’année 2023. Grâce à elle, les assurés, qui jusque-là n’avaient que 10 jours pour déclarer leur sinistre suite à la parution au Journal Officiel de l’arrêté reconnaissant la catastrophe naturelle, pourront désormais compter sur 30 jours.

Dans le cas où un arrêté ne serait pas publié, il est essentiel de prendre contact rapidement avec la mairie de la commune dont dépend le logement pour lui signifier les sinistres subis, ainsi que prendre contact le plus rapidement possible avec son assureur.

Alors que les sinistrés avaient jusque-là 2 ans pour demander à être indemnisés, ils pourront à présent compter sur une année supplémentaire, soit 3 ans pour faire leurs démarches, toujours grâce à la nouvelle loi énergie-climat.

Au-delà de ces conditions assouplies, il faut bien entendu continuer à respecter certaines conditions classiques pour espérer être indemnisé comme avoir souscrit une assurance dommages (incendie, dégât des eaux, etc) dans le cadre de son assurance habitation et que celle-ci stipule bien la clause « CatNat » dédiée aux catastrophes naturelles.

Si toutes les conditions sont respectées, alors un assuré sinistré doit recevoir son indemnisation 1 mois après la date de remise effective de l’état estimatif des biens endommagés.

Pour avoir plus de conseils sur les sinistres