Les professionnels de l’immobilier nantais parlent de « marché grippé avec des signatures de compromis qui se sont effondrées de 30 à 35% », explique Valérie Guibert, de l’agence Century 21-Dalby. Après la forte augmentation des prix, trois fois supérieure aux revenus, les prix n’étaient plus en adéquation avec les ressources des investisseurs nantais.

Les prix s’effritent

Le marché immobilier de NantesCette baisse est donc vue d’un bon œil pour relancer le marché figé également par la frilosité des banques à prêter de l’argent. En attendant, même si les prix restent élevés par rapport à la moyenne nationale, ils ont tendance à s’effriter dans certains quartiers comme Dervallière-Zola, Nantes-Erdre et le nord de la ville. Au contraire, des secteurs comme Chantenay, Sainte-Anne ou Doulon enregistrent des prix à la hausse. D’après meilleursagents.com, le prix moyen du m2 sur le marché immobilier à Nantes est actuellement de 2 544€. La fourchette basse se situe aux alentours de 1 434€, la haute à 3 242€.
 

Un phénomène nouveau

Les agents immobilier observent un nouveau phénomène sur le marché de l’immobilier à Nantes. Plutôt que d’acheter un appartement dans un quartier résidentiel au cœur de la ville, ils préfèrent s’exiler au nord de la ville pour le même prix. Ils délaissent ainsi l’habitat collectif et privilégient les maisons individuelles. Il faut savoir que 70% des acheteurs à Nantes sont des primo-accédants.

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