Propriétaires – locataires : les raisons de la colère

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Les relations entre propriétaires et locataires n'ont jamais été aussi tendues. Le nombre de plaintes relatives à l'immobilier locatif ne cesse d'augmenter. Selon le dernier baromètre de la Confédération générale du logement, le dépôt de garantie reste la première cause de discorde.
Retour sur les 5 principales doléances qui opposent bailleurs et locataires.
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Le dépôt de garantie

L’entente entre locataires et propriétaires est loin d’être cordiale. C’est ce qui ressort du 8e baromètre de la Confédération générale du logement, CGL, publié le 9 avril dernier.

En tête des plaintes : la question du dépôt de garantie. Ce dernier, également appelé caution, doit servir à indemniser le propriétaire en cas d’éventuels manquements du locataire : loyers ou charges impayés, dégradation du logement… Son montant, qui ne peut pas excéder un mois de loyer hors charges, doit obligatoirement être inscrit dans le contrat de bail.
La non-restitution ou la restitution partielle de cette garantie cristallise 15,89 % des litiges, soit 3 points de plus par rapport au dernier baromètre (2015).

Il s’agit le plus souvent d’un désaccord entre les deux parties lors de l’état des lieux de sortie du logement, où la facture de remise en état est contestée par le locataire.

La CGL a recommandé de créer un fonds spécial de centralisation de l’ensemble des dépôts de garantie afin d’éviter que les bailleurs n’aient la mainmise sur ces dépôts de garantie.

Les troubles de jouissance

Le mauvais entretien du logement constitue la deuxième cause de mésentente entre propriétaires et locataires. Isolation thermique des murs et des fenêtres insuffisante, dysfonctionnement du système de chauffage… 15,40 % des plaintes concernent ce grief. Un chiffre en hausse de 2 points par rapport à 2015 et qui traduit l’augmentation de logements indécents mis en location.

Les charges abusives

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Au troisième rang des plaintes les plus fréquentes, on retrouve les charges locatives, souvent jugées abusives : 10, 32 %. Avec deux points de plus qu’en 2015, elles sont elles aussi en augmentation.
Pour les locataires ces charges trop lourdes ne devraient pas leur être incombées. Selon la Confédération générale du logement, certains bailleurs réclament en effet des charges abusives et souvent injustifiées à leurs occupants, comme le remplacement d’une chaudière ou la facturation d’eau après une fuite non réparée.

Des rapports compliqués voir agressifs

Avec 6,8 % des plaintes enregistrées, les problèmes pour contacter les propriétaires arrivent en quatrième position. Un niveau jamais atteint pour ces doléances. Les locataires se plaignent de ne pas réussir à joindre leur bailleur ou à avoir une réponse à leurs demandes légitimes.

Mais ce qui inquiète le plus la CGL, c’est la montée de l’agressivité dans les rapports entre propriétaires et locataires. Il y aurait de plus en plus de retours agressifs, et même dans certains cas de violation du domicile du locataire par le propriétaire.

Les rapports entre locataires et bailleurs ne s’apaisent pas malgré les évolutions législatives pour réguler les abus.

Des agences immobilières sans scrupules

Face à cette situation, de plus en plus de locataires décident de passer par des agences. Or, cela ne signifie pas forcément qu’ils seront mieux traités. En effet, les problèmes liés aux agences immobilières arrivent au cinquième rang des plaintes enregistrées par la CGL.

Frais de gestion illégitimes, augmentation brutale des charges de façon injustifiée ou encore demande de documents interdits… certains professionnels abusent de leur position envers les locataires.

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