APL : que donne finalement la revalorisation du mois d’octobre ?

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Si chaque année les montants des aides personnalisées au logement (APL) étaient revalorisés en se basant sur l'indice de référence des loyers (IRL), il n'en sera rien en octobre 2019. Effectivement, même si l'IRL a, pour sa part, augmenté de 1.53 %, l’exécutif a fait le choix de ne revoir à la hausse celui permettant de calculer les APL que de 0.3 %. Les bénéficiaires ne toucheront ainsi que quelques centimes d'euros supplémentaires chaque mois pour faire face à l'augmentation du coût des loyers.
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APL : des aides revues à la baisse depuis 3 ans

Ces trois dernières années, les allocataires bénéficiant des aides personnalisées au logement (APL) n’ont cessé d’aller de déconvenues en déconvenues. En effet, suite à l’annonce de la baisse de 5 € actée par le Gouvernement en 2017 et mise en place l’année suivante, ils ont également dû faire face en octobre 2018 à la non-revalorisation du montant des APL, habituellement liée à celle de l’indice de référence des loyers (pourtant en hausse de 1,8 % cette année-là). Selon la Fondation Abbé Pierre, la perte estimée était alors d’environ 4,2 € par mois. Les foyers les plus impactés étant bien évidemment ceux bénéficiant des montants d’allocations les plus importants, et donc les plus modestes.

Mais s’ils pensaient que 2019 rétablirait les précédentes méthodes de calcul, ils faisaient fausse route. Effectivement, cette année non plus, le montant des APL ne sera pas calculé en fonction de l’indice de référence des loyers.

Une revalorisation plafonnée en 2019

Revalorisation des APL plafonnée en 2019Le Gouvernement a effectivement acté dans la loi de finances 2018 que les APL ne seraient revalorisées que de 0,3 %. Un manque à gagner de quelques euros supplémentaires pour les bénéficiaires, puisque cette année, l’indice de référence des loyers, pour sa part, a augmenté de 1,53 %.

Si les méthodes de calcul appliquées jusque-là avaient encore été mises en œuvre en 2019 par le Gouvernement, un étudiant non-boursier vivant à Paris en zone 1 aurait par exemple touché 209,15 € en se basant sur l’inflation de l’IRL. Il verra finalement son allocation passer de 206 € à 206,62 € en ce mois d’octobre 2019. De la même façon, une personne seule au Smic verra son allocation augmenter de 45 € à 45,14 €.

En zone 2, comme à Nantes par exemple, il en va de même avec une allocation passant 318 € à 318,95 € pour une personne seule ou un couple ayant un enfant à charge et ne gagnant pas plus de 900 € imposables. Avec la revalorisation, cette allocation aurait pu s’élever à 322,87 €.

Peu importe la zone, les bénéficiaires les plus impactés, perdant de nouveau plus de 3 ou 4 € par mois, restent les foyers dans les situations les plus précaires.

Mises en place pour alléger la facture dédiée au logement, les APL continuent donc pourtant à diminuer, ne suivant plus la courbe du prix des loyers, en constante augmentation.

Actuellement, le Gouvernement planche sur la mise en place d’un revenu universel d’activité (RUA) qui viendrait regrouper en une seule allocation trois prestations existantes : la prime d’activité, le RSA et les APL.

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