La diminution des APL met les bailleurs sociaux en colère

  • Publié le
  • Rédigé par
  • Actualités, Actualités immobilières
  • Commentaire 0
La diminution des APL va fortement impacter le parc social de logements locatifs. Selon le gouvernement, les APL contribuent à l'inflation des prix des loyers mais ce n'est pas de l'avis des bailleurs sociaux.
Accueil / Actualités / La diminution des APL met les bailleurs sociaux en colère

Les bailleurs sociaux contre Jacques Mézard et le gouvernement

La diminution de l’aide personnalisée au logement a fait polémique tout d’abord auprès des bénéficiaires, qui s’inquiétaient qu’une baisse de 5 €. Au final, la baisse sera répercutée par une baisse des loyers obligatoire pour les bailleurs sociaux, ce qui ne devrait pas gêner tous les bénéficiaires. Le Président Emmanuel Macron a confirmé ne pas vouloir impacter les locataires. Cependant, cette mesure fera-t-elle vraiment baisser les loyers comme voulu ?

Ce mardi 26 septembre, les bailleurs sociaux se rejoignaient pour le congrès HLM, auquel a assisté le ministre de la Cohésion des territoires, Jacques Mézard. Hué dès son arrivée, il a tout de même tenu à s’expliquer sur la baisse des APL. Il souhaite être à leurs côtés pour s’assurer que « la réforme ne mettra pas en péril » leurs organismes.

Mais pour Jean-Louis Dumont, président de l’Union sociale, les APL ne peuvent pas baisser plus. Elles ont déjà diminué de 15 % en 15 ans et les organismes ne pourront supporter plus :

Notre cause ne peut pas s’accommoder de voir reculer le logement social en France, par la baisse des APL et la remise en cause de la capacité à agir des organismes HLM, donc à entretenir et à construire.

Ne plus rénover et construire, choix imposé ou simple opposition ?

Le vœu des bailleurs sociaux est de ne pas avoir d’abattement supplémentaire, qui réduirait de 1,4 milliard d’euros leurs revenus chaque année. Suite à cette baisse qui pèsera lourd, certains d’entre eux ont choisi d’adresser un courrier dans lequel ils expliquent au gouvernement qu’ils ne pourront pas rénover ou entretenir leurs bâtiments.

Malgré la mise en place de mesures qui devraient combler les pertes, les propriétaires de logements sociaux n’y voient pas leur compte. Des avantages tels que le gel du taux du livret A, qui finance en grande partie la construction des HLM ne suffisent pas. Frédéric Paul, délégué général de l’union sociale pour l’habitat (USH) l’a expliqué auprès de l’Agence France-Presse :

On a passé trois ou quatre semaines à essayer de travailler sur ce que l’Etat a appelé les “compensations financières”, pour que l’opération soit neutre pour l’équilibre économique des HLM. Mais les compensations n’y sont pas .

Pas de commentaire