Le budget 2019 prévoit une baisse historique des APL

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Le projet de loi de Finances 2019 a pour objectif de réaliser plus d'un milliard d'euros d'économies. Pour ce faire, le ministère de la Cohésion des Territoires va être mis à contribution, notamment en diminuant quelques enveloppes comme celles des APL, Aides Personnalisées au Logement.
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Une baisse historique

Premier grand changement : le mode de calcul des APL. En effet, à partir du printemps prochain, les aides au logement seront calculées à partir des revenus actuels et non plus ceux d’il y a 2 ans. Les revenus ayant tendance à augmenter, les APL devraient donc diminuer.

920 millions
Grâce à cette mesure, le gouvernement espère économiser 920 millions d’euros en 2019, puis 1,3 milliard en 2020.

Si l’on rajoute à cela le fait que l’augmentation des APL sera plafonnée à 0,3 % l’année prochaine, cela permettra de faire encore 200 millions d’euros d’économies supplémentaires. Une baisse jamais enregistrée depuis la création des APL à la fin des années 70. Un phénomène qui devrait durer.

Cette réforme des APL vise à limiter les fraudes et éviter les trop-perçus liés aux ménages dont les ressources augmentent. Inversement, elle doit permettre aux foyers dont la situation se détériore de pouvoir bénéficier plus rapidement des APL.

Les bailleurs sociaux aussi sollicités

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Effectivement, les bailleurs sociaux vont eux aussi devoir participer aux économies voulues par le gouvernement. En 2018, suite à la réduction des loyers pour les locataires bénéficiant des APL, les bailleurs avaient déjà débourser 800 millions d’euros.
En 2019, cet effort devrait se chiffrer à 873 millions d’euros. De quoi donner un beau coup de pouce à l’État pour diminuer son budget.

Sinon nombreux sont les acteurs à craindre que des ménages soient lésés par cette réforme, le ministre de la Cohésion des territoires, Jacques Mézard, assure qu’il n’y aura ni perdants, ni gagnants.
 

Je ne vois ni perdant ni gagnant, mais une adaptation des aides à la réalité des revenus. Les étudiants, par exemple, qui passeront de zéro revenu à un salaire de cadre, supérieur à 2.000 euros par mois, verront leurs aides diminuer mais pas d’un seul coup : elles seront recalculées trimestre par trimestre sur la moyenne des douze mois précédents.

Pour son budget 2019, le gouvernement se défend d’avoir dû faire un choix difficile et d’avoir préféré réévaluer les minima sociaux. « notamment la prime d’activité et l’allocation adultes handicapés ».

Un budget, ce sont des priorités, et il faut avoir une vision globale. Nous avons décidé de privilégier la revalorisation des minima les plus sociaux dans le budget 2019, et notamment la prime d’activité et l’allocation adultes handicapés.

À noter que les APL accession, qui visent à aider les ménages modestes à accéder à la propriété, ont été maintenues dans l’ancien dans les zones détendues.

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