La loi Pinel : la plus grande réussite politique de Sylvia Pinel

Avec sa participation à la primaire de la gauche, l’ancienne ministre du Logement Sylvia Pinel a gagné en notoriété. Les recherches sur la candidate ont explosé sur Google. Candidate du Parti Radical de Gauche, née à l’Union et qui a grandi à Toulouse, l’ancienne ministre du Logement fut surtout à l’origine de la loi de défiscalisation immobilière éponyme.

Bandeau Sylvia Pinel

Les trois “petits” candidats de cette compétition – Sylvia Pinel, Jean-Luc Bennahmias et François de Rugy – de la primaire ont pu profiter d’une visibilité exceptionnelle lors du premier débat de la primaire, diffusé sur TF1 et suivi par un peu moins de 4 millions de personnes.

Même si le débat fut le programme le plus regardé hier soir, il a rassemblé deux millions de personnes de moins que celui de la droite. Les recherches sur ces trois candidats ont affolé les moteurs de recherche. Curieux, les internautes ont cherché à en savoir plus sur ces trois figures politiques et leurs parcours.

De l’Union à la primaire

Seule femme de cette première course à la présidentielle, Sylvia Pinel est originaire de Haute-Garonne, plus précisément de la commune de l’Union, en périphérie de Toulouse. Ses parents agriculteurs – son père était éleveur de bovins – étaient très impliqués dans la vie politique locale, occupant des fonctions clés auprès des maires. Cette enfance dans un milieu modeste et très politisé a sans aucun doute contribué à mener Sylvia Pinel à s’engager dans la sphère politique.

Se destinant d’abord au métier d’avocat, elle suit des études de droit et obtient brillamment un DESS contentieux et arbitrage, puis un DEA en droit fondamental et européen à l’université de Limoges. Sa rencontre en 2002 avec Jean-Michel Baylet, patron de presse et président du conseil général du Tarn-et-Garonne, marque un tournant décisif dans sa carrière professionnelle. Lui confiant rapidement des missions décisives, il se pose en mentor et la protège des écueils de la vie politique.

Élue députée à 29 ans, elle entre comme benjamine à l’Assemblée nationale, puis accède au poste de conseillère régionale. En 2012, elle soutient François Hollande dans sa campagne présidentielle. Un soutien récompensé par un maroquin avec le poste de ministre délégué à l’Artisanat, au Commerce et au Tourisme au sein du gouvernement de Jean-Marc Ayrault. Puis en 2014, elle succède à Cécile Duflot à la tête du ministère du Logement. Un ministère dont elle assurera la gestion durant un peu moins de 2 ans, jusqu’en février 2016 où elle est remplacée par Emmanuelle Cosse.

La loi Pinel : une victoire politique majeure

Sa plus grande victoire politique reste sans doute la mise en place de la loi Pinel (entrée en vigueur en 2014), dispositif législatif destiné à favoriser l’accès au logement des classes moyennes sur des zones de tension et à stimuler en même temps le secteur de la construction, en usant d’un cadre fiscal attractif. Ce mécanisme fiscal, permettant jusqu’à 21% de réduction d’impôt, a prouvé son efficience. Entre 2014 et 2015, les ventes de logements neufs ont bondi de 43,8%, confortant la reprise du bâtiment, renouant avec des volumes d’activité dont il n’était plus coutumier. Le projet de loi de Finances de 2017 a même entériné la prorogation de la loi Pinel, jusqu’au 31 décembre 2017.

La réussite de cette loi demeure l’une des plus belles réalisations politiques de la présidente du Parti Radical de Gauche. Un succès qu’elle n’a pas oublié lors de la rédaction de son programme pour l’élection présidentielle, fortement favorable aux dispositifs de défiscalisation incitatifs pour dynamiser le secteur du logement et de la construction, qu’elle souhaite renforcer et étendre. Ainsi, la candidate Sylvia Pinel veut le Prêt à Taux Zéro (PTZ) serait étendu aux logements en location et instaurer de nouvelles aides fiscales pour soutenir un vaste plan de rénovation du parc immobilier ancien.

Lors du premier débat de la primaire à la gauche, Sylvia Pinel a soutenu l’ex-premier ministre Manuel Valls sur la loi Travail, tout comme François de Rugy. Globalement, le débat a principalement tourné autour de la proposition de mettre en place un revenu universel de Benoît Hamon, décrié par la plupart des candidat, fustigé par Manuel Valls. Pas de coup d’éclat dans un débat rythmé par les plaisanteries de Jean-Luc Bennahmias et quelques passes d’arme entre les principaux candidats.

Retrouvez le programme fiscal des candidats à la primaire de la gauche : Manuel Valls, Arnaud Montebourg, Vincent Peillon, Jean-Luc Bennahmias, François de Rugy, Benoît Hamon.

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