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Inflation : les bailleurs prêts à prendre des mesures en faveur des locataires

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En plein contexte inflationniste, les ministres Bruno Le Maire et Amélie de Montchalin ont réuni les professionnels de l'immobilier le 1er juin dernier afin de discuter ensemble des mesures qui pourraient être mises en place afin de soutenir les locataires. C'est après la tenue du second tour des élections législatives, le 29 juin plus précisément, que des mesures concrètes pourraient voir le jour dans le cadre de deux projets de loi concernant le pouvoir d'achat et les finances rectificatives. D'ici là, les ministres entendent également prendre le temps de rencontrer les représentant des locataires pour évoquer ces sujets. À ce jour, toutes les parties semblent néanmoins s'entendre sur le fait que l'indice de référence des loyers (IRL) doit être révisé. Explications.
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L’IRL bientôt révisé ?

Suite aux discussions menées dans le but de soutenir les locataires en cette période d’inflation entre Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique, Amélie de Montchalin, ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, et les acteurs de la location immobilière, une première mesure phare semble remporter tous les suffrages. Il s’agit de la potentielle révision de l’indice de référence des loyers (IRL).

Véritable base permettant aux bailleurs particuliers et professionnels de corriger régulièrement les loyers des biens en location, qu’ils soient d’ailleurs loués vides ou meublés, l’IRL est, à ce jour, fixé à 133,96. Publié à la mi-avril, l’indice, qui avait déjà augmenté de 1,61 % sur le dernier trimestre 2021, a une fois de plus gagné 2,48 % en ce début 2022.

Calculé jusqu’à présent en se basant sur la moyenne de l’évolution des prix à la consommation (hors prix du tabac) sur les douze mois précédents, nombreux professionnels et représentants des bailleurs ont fait des propositions afin que ce mode de calcul soit revu en raison du contexte. Pour la FNAIM (Fédération Nationale de l’Immobilier) par exemple, il semblerait pertinent de revoir ce mode de calcul en prenant plutôt en compte la moyenne des variations des quatre derniers trimestres de l’IRL pour fixer le prochain dont la date de publication est prévue au 30 juin et ce, pour un an. Du côté de l’Union des syndicats de l’immobilier (UNIS) et de l’association Plurience, on évoque également le fait de fixer un seuil limite pour l’IRL et que celui-ci ne soit plus modifiable sur les 12 prochains mois.

Quelle que soit la solution envisagée, le mot d’ordre semble partagé par tous les acteurs, professionnels, bailleurs et ministres : il est essentiel que les charges soient réparties équitablement.

Les bailleurs demandent à ce que des mesures équitables soient mises en place

Les bailleurs, qu’il s’agisse de particuliers ou de professionnels, sont tous unanimes sur le sujet. Il est évident que des mesures doivent être prises pour soutenir le pouvoir d’achat des locataires, en revanche, il n’est pas question de manquer d’équité. En effet, nombreux sont les bailleurs à rappeler que durant les dernières années et la crise du Covid, une grande majorité d’entre eux ont joué le jeu en choisissant de ne pas augmenter ou d’aménager l’augmentation des loyers pour leurs locataires.

Pour eux, il ne fait d’ailleurs aucun doute : si les loyers sont aujourd’hui beaucoup trop élevés pour beaucoup de locataires, c’est parce que la politique du logement n’a pas suivi la demande ces dernières années. En effet, en refusant de construire, beaucoup de villes se retrouvent aujourd’hui avec des marchés locatifs ultra-tendus, faisant inévitablement augmenter le prix des loyers qui y sont pratiqués. Et la tendance ne semble pas prête de s’inverser. En effet, depuis un an, la part de propriétaires occupants a augmenté de 8 %, faisant mécaniquement baisser la part des propriétaires-bailleurs d’autant, et rendant de plus en plus rares les biens à la location.

En parallèle de cela, ils vont être de plus en plus nombreux dans l’obligation de réaliser des travaux dans leurs logements afin d’entrer dans les nouvelles normes définies par l’exécutif en matière de transition écologique. Prix des matières premières et des matériaux plus élevés, main d’œuvre qualifiée plus difficile à trouver et donc également plus chère, l’inflation se fera elle aussi bientôt ressentir du côté des bailleurs.

Des arguments reçus et entendus par les ministres, qui auront prochainement toutes les cartes en main, une fois l’ensemble des protagonistes reçus. Ce n’est qu’à la fin du mois de juin, suite aux élections législatives, que nous en saurons finalement plus sur le sort réservé au pouvoir d’achat des locataires.

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