Loyers étudiants : une rentrée sous le signe de la hausse

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Les étudiants vont connaître une rentrée placée sous le signe de la hausse avec des loyers en augmentation pour la première fois depuis trois ans. Cette tendance se répercute notamment sur les studios, les T1 bis et les T2 dans la plupart des métropoles françaises, principales destinations pour ces futurs travailleurs.
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Une hausse généralisée pour l’ensemble des loyers étudiants

Depuis l’année dernière, les prix du marché immobilier concernant les studios et les 2 pièces connaissent une hausse dans les 42 plus grandes villes étudiantes françaises. Une tendance qui correspond aux données du baromètre réalisé par Location-etudiant.fr à la fin du mois d’août.
Pas moins de 26 villes étudiantes, situées en Province, ont été passées au crible de ce baromètre permettant d’analyser la situation du marché : parmi celles-ci, 18 connaissent une augmentation de 69 % en ce qui concerne les loyers des studios. Pour les T2, les tarifs ont augmenté de 61 % dans 16 de ces métropoles.
La capitale de la Gironde culmine en tête du classement des plus fortes hausses de loyers : depuis août 2016, les prix des deux pièces bordelais ont augmenté de 11 %. Cependant en ce qui concerne les studios, ceux-ci ont diminué de 0,6 % ; une très faible baisse pour les universitaires.

Cette rentrée 2017 est marquée par une remontée des prix dans la majeure partie des villes étudiantes. Il s’agit d’une tendance générale qui vient donner un coup d’arrêt à la baisse que nous avions constatée depuis 3 ans en province. La demande très soutenue due, entre autres, à l’augmentation constante du nombre d’étudiants en France, impacte inévitablement le marché.

Relève le président de Location-etudiant.fr, Brice Boullet.

Dijon connaît également l’inflation des prix de l’immobilier étudiant, les studios ont augmenté de plus de 10 points de pourcentage (10,9 %) ; les T2 ont pris 8 % de hausse en seulement un an.
Pour finir, Le Havre, ville du Premier ministre Philippe Edouard, est la troisième grande métropole étudiante à subir de plein fouet l’inflation des loyers des appartements de deux pièces avec +10,8 % et seulement 1,2 % pour les studios.

Toutefois, seules trois villes enregistrent une baisse des loyers étudiants pour les studios : Rennes avec -5,01 %, Reims à hauteur de -1,55 %, Strasbourg -1,12 %. Avignon est la seule concernée par une baisse de loyer des appartements T2 (-8,29 %).

L’inflation des loyers parisiens touche les étudiants

En moyenne, les prix de l’immobilier parisien ont subit une inflation plus importante (+45 € pour les studios et +108 €) que le reste du territoire français (+9 € pour les studios et +17 €) en un an. De ce fait, l’augmentation s’est répercutée sur la capitale, sa couronne mais également le reste de la France. Déjà élevés, les loyers parisiens atteignent aujourd’hui en moyenne 826 euros pour les appartements une pièce et 1 409 euros pour les deux pièces.

+21 €
La région parisienne a enregistré une hausse moyenne de 21 € sur l’ensemble des loyers des studios et de 24 € pour les T2.

Face à ces prix excessifs, de plus en plus d’étudiants quittent le centre pour habiter en banlieue. Un exode que confirme Brice Boullet : « Paris et la région parisienne comptent plus de 590.000 étudiants avec une augmentation de 25% entre 1999 et 2016. Se loger est donc de plus en plus compliqué pour les étudiants. 6 % d’entres eux trouvent un logement dans un Crous, les autres doivent se tourner vers le privé. Compte tenu du prix des loyers à Paris intra muros, habiter dans une ville de région parisienne permet de trouver des loyers moins chers. Ainsi, 64% des étudiants vivant en Région Parisienne font leurs études dans Paris.

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