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Construction : ce que les maires attendent pour leur ville en 2023

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Le réseau immobilier Provicis a enquêté auprès des maires de France pour connaître leurs besoins en matière de logement et d'immobilier.
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Depuis 2020 et la survenance de la crise sanitaire, les édiles de France sont régulièrement blâmés pour le ralentissement des mises en chantier dans leur localité. Qu’ils soient maires d’une grande ou d’une petite ville, ils préfèrent unanimement attendre des jours meilleurs pour lancer plus massivement de nouvelles édifications.

Les permis de construire délivrés ont encore chuté de 34,9 % entre novembre et décembre 2022 dans l’Hexagone. Un postulat paradoxal face au nombre foisonnant de demandes qui avait été déposé en décembre 2021 après l’entrée en application de la nouvelle norme environnementale RE2020.

Le réseau Procivis a mené l’enquête et a interrogé plusieurs municipalités tricolores afin de connaître leurs volontés et leurs besoins en matière d’immobilier.

Pourquoi les maires ne s’engagent-ils pas plus dans la construction ?

Ce n’est plus un secret pour personne : le logement français va mal. Les biens disponibles se font de plus en rares face à une demande locative qui ne s’essouffle pas. Parallèlement, l’accession à la propriété a été freinée en 2022 par des prix immobiliers qui ne se corrigent toujours pas et des conditions d’emprunt qui se sont affermies.

Ainsi, dans ce contexte des plus ombragés, pourquoi les édiles de l’Hexagone ne favorisent-ils pas davantage les programmes de constructions neuves des bâtisseurs ? Voici les réponses obtenues par Provicis :

  • 61 % des maires avancent le manque de foncier ;
  • 33 % témoignent du coût actuel des matériaux de construction ;
  • 30 % révèle un défaut de budget et un manque de soutien financier public ;
  • 25 % indiquent avoir privilégié l’avis de leurs administrés, défavorables à l’apparition de programmes immobiliers neufs ;
  • 20 % des villes rurales énoncent un cadre légal devenu trop sévère sur les normes de construction.

Priorité n°1 : la rénovation

Pour 49 % des collectivités sondées, la rénovation de l’existant – et plus particulièrement la rénovation énergétique – est LA priorité locale principale sur le pan de l’immobilier. Que se soit pour les bâtiments publics comme pour les copropriétés.

Sur ce point-là, la majorité des maires interrogés approuvent l’interdiction de location des passoires thermiques et les 2/3 témoignent globalement faveur à la loi Climat et Résilience.

Priorité n°2 : les logements sociaux

Il ne faut pas l’oublier : les municipalités françaises sont assujetties à la loi SRU (Solidarité et renouvellement urbain). Cette dernière établit, dans ses grands principes, l’obligation de disposer d’un parc immobilier d’au moins 20 % de logements sociaux pour chaque ville de plus de 3 500 habitants.

Ainsi, lorsque les édiles valident des permis de construire de programmes neufs résidentiels, ils doivent toujours considérer et peser si leur balance logements privés/sociaux va être équilibrée au regard du cadre réglementaire. S’ils enfreignent cet impératif, ils sont sanctionnés financièrement par le paiement d’une lourde amende annuelle.

Il n’est donc pas surprenant de découvrir, au sein de l’étude de Procivis, que le logement social puisse se hisser à la seconde place des priorités immobilières des maires de l’Hexagone.

Priorité n°3 : l’accès à la propriété

Face à un contexte global très compliqué pour obtenir un crédit immobilier, 25 % des maires indiquent avoir lancé, ou être sur le point de le faire, des solutions facilitées d’accession à la propriété pour leurs administrés. En particulier pour les emprunteurs désirant acquérir leur résidence principale. Les opportunités publiques développées sont déjà connues : l’accession sociale, le Bail Réel Solidaire (BRS) et le Prêt-Social Location-Accession (PSLA).

Pour les deux-tiers des municipalités interrogées, les sujets entourant la question du logement devraient davantage être placés à l’ordre du jour au sein de leur ville ou de leur communauté de commune. Les répondants précisent qu’ils pourraient, ainsi, mieux harmoniser les besoins entre la demande locative et les secteurs géographiques qui sont en capacité d’en recevoir, ou nécessitent d’être redynamisés.

Priorité n°4 : les logements neufs

Même si l’on tendrait à penser qu’ils ont sensiblement limité les mises en chantier, 49 % des maires questionnés par Provicis se montrent pourtant favorables à la construction de logements neufs dans leur ville. Notamment ceux à la tête d’une commune rurale.

Une statistique à considérer néanmoins avec prudence. De nombreux édiles français restent hostiles à la sur-bétonisation de leur fief. Ils sont même 39 % à se proclamer opposés à l’édification de nouveaux immeubles dans leur commune.

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