Brest veut rester éligible au dispositif Pinel après 2018

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Recensée en zone B2, la ville de Brest ne sera plus éligible au dispositif Pinel à compter du 31 décembre 2018. Une situation qui passe mal pour les institutions et élus locaux qui cherchent à tout prix à trouver une issue favorable.
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Investir en loi Pinel à Brest touche à sa fin. En raison de la loi de finances 2018, le dispositif Pinel a été revu. Et recentré depuis le 1er janvier sur les zones A, A bis et B1. En zone B2, Brest ne sera donc plus éligible à compter du 1er janvier 2019. La ville bretonne encaisse cette décision tel un uppercut.

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Tout au long de l’année 2018, le dispositif va progressivement disparaître de Brest. Les logements acquis au plus tard le 31 mars 2018 peuvent encore bénéficier des avantages de la loi Pinel. Mais uniquement sous réserve qu’un contrat préliminaire de réservation, une promesse de vente ou une promesse d’achat ait été signé avant le 31 décembre 2017.
 
 

Brest est pourtant la deuxième aire urbaine de Bretagne

Si Brest reste en zone B2, c’est uniquement la décision du Gouvernement. Car celui-ci estime qu’il n’y a pas de réelles tensions dans son marché immobilier. Pourtant, elle est la deuxième aire urbaine de Bretagne, derrière Rennes, avec plus de 300 000 habitants. « S’il n’y a pas de tension sur les prix ici, c’est que l’on fait tout pour avoir des logements accessibles », argumente dans le Telegramme le vice-président de Brest Metropole, Thierry Fayret.

Sans le dispositif Pinel […] on risque de retomber dans la crise immobilière

Pour les élus locaux, la fin de la loi Pinel à Brest constituerait un handicap supplémentaire pour le territoire. Thierry Fayret va même plus loin. « Sans le dispositif Pinel, les programmes vont avoir plus de mal à sortir de terre, et on risque de retomber dans la crise immobilière, ou de favoriser l’étalement urbain».

De nombreuses villes en B2 en Bretagne

brest-loi-pinel-immobilierDes promoteurs immobiliers laissaient entendre par ailleurs que la pointe bretonne pourrait être abandonnée. Un coup dur car Brest n’est pas la seule ville de l’ouest breton à être recensée en zone B2. Il y a également Quimper, Lorient, Lannion, Saint-Brieuc et Vannes. Force est de reconnaître que la région sera l’une des plus impactée de l’Hexagone. Les grands gagnants ? Rennes qui a été désigné ville numéro 1 où investir en 2018 mais aussi Saint-Malo et Nantes. Ces trois villes figurent en zone B1.

Certains experts soulignent que cette situation pourrait davantage tendre le marché du côté de Rennes. Et entraîner un déséquilibre territorial mais aussi économique. Et qui dit économique dit forcément emploi, une conséquence désastreuse pour les entreprises du bâtiment.

Rester en zone B2 ou passer en zone B1 ?

Quelle issue espèrent les élus locaux et experts de l’immobilier brestois ? Deux idées s’opposent. Certains souhaitent conserver la zone B2 au sein du dispositif Pinel jusqu’au 31 décembre 2021, comme pour les zones A, A bis et B1. Et non de transvaser la ville en zone B1. La raison ? Celle-ci ne correspond pas aux prix du marché brestois. Les syndicats, eux, penchent plutôt pour un passage en B1. Brest serait prioritaire de par son statut de Métropôle.

Les discussions autour de la future loi Logement en mars prochain promettent d’être animées et décisives pour Brest et les villes dans une situation similaire. Le zonage, pointé du doigt par certains – il ne concerne plus que 1 151 communes – est susceptible d’être revu.

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