Le crédit d’impôt pour la transition énergétique finalement étendu au chauffage

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Après plusieurs jours d'agitation concernant le potentiel retour des travaux de changement des fenêtres dans le CITE, les élus ont tranché et adopté un amendement qui étend finalement le dispositif, non pas aux fenêtres, mais aux installations de chauffage.
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Le changement des fenêtres finalement abandonné

Ayant indiqué souhaiter accompagner les Français dans la transition écologique de leurs logements, le Gouvernement a finalement décidé de faire marche arrière la semaine passée en refusant de rétablir le remplacement des fenêtres au sein du crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE). Il avait en effet été annoncé que François de Rugy, ministre de la Transition écologique, défendrait un amendement en ce sens le 15 novembre dernier, mais Matignon l’a précédé en disant non au projet dès le début de semaine lors d’un arbitrage.

Jusqu’à la fin de l’année 2017, ce type de travaux faisait pourtant bien parti du crédit d’impôt et rencontrait d’ailleurs un vif succès auprès des propriétaires. Jugé trop cher par l’exécutif, il représentait à l’époque 800 millions d’euros par an pour l’État (30 % du prix du changement des fenêtres était alors pris en charge). Il était question cette fois-ci de mettre en place un crédit d’impôt équivalent à 15 % du coût de ce remplacement pour passer sur du double-vitrage en 2019.

L’abandon de cet amendement a retenti comme un coup de tonnerre auprès des professionnels du bâtiment. En effet, ils avaient œuvré depuis de nombreux mois pour obtenir du ministre la réintégration de ces travaux au sein du CITE. Malgré l’appui de François de Rugy, c’est donc finalement Édouard Philippe qui a tranché en refusant que l’amendement ne soit déposé, estimant la mesure trop coûteuse pour l’État.

Le CITE étendu au changement des chaudières au fioul

Bonne nouvelle cependant pour les propriétaires-bailleurs, le Gouvernement consent tout de même à élargir le champ d’action du CITE, et souhaite notamment y intégrer les travaux de remplacement des chaudières fonctionnant au fioul.

L’État s’est, en effet, fixé pour objectif de faire disparaître toutes ces chaudières d’ici 10 ans, en aidant les foyers fiscaux concernés à s’équiper de modèles fonctionnant aux énergies renouvelables.

Les travaux permettant de démonter une chaudière avoisinent généralement les 1 000 €, et n’étaient jusque-là pas pris en compte dans le cadre du CITE. Un montant dissuasif pour bon nombre de propriétaires.

Désormais, le Premier ministre Édouard Philippe a annoncé qu’il sera possible de bénéficier d’un premier avantage équivalent à 30 % du coût de la main d’œuvre sur l’installation de la nouvelle chaudière. La dépose de la cuve qui intervient lors du changement d’une chaudière fonctionnant au fioul, donnera également droit à un crédit d’impôt de 50 % du montant de l’opération. Enfin, l’État accordera également un crédit d’impôt de 30 % sur le montant de l’achat de la nouvelle chaudière.

Tant de mesures qui ne pourront qu’aider les propriétaires à passer aux nouvelles installations.

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