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Immobilier : les nouvelles constructions protègent-elles vraiment l’environnement ?

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Les enjeux sont aujourd'hui élevés : il est essentiel, tant pour les acteurs du monde de l'immobilier que pour les pouvoirs publics, de limiter l'impact des logements neufs sur l'environnement. Le pari est-il déjà réussi en 2023 ? Éléments de réponse.
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Logements neufs : comment atteindre la neutralité carbone ?

De nombreux bâtisseurs sont déjà engagés dans la réduction de l’impact environnemental de leurs programmes neufs et dans l’édification du logement durable de demain. Des actions ont été développées et menées, mais elles restaient encore insuffisantes ou inégales au regard des objectifs. Ainsi, les pouvoirs publics ont cherché à uniformiser les efforts en mettant au point, pour les constructions neuves, la règlementation environnementale RE2020 (1er janvier 2022) en remplacement de la règlementation thermique RT2012. Pour les biens anciens, l’Etat a lancé le plan France Relance.

Le but principal de la RE 2020 est d’atteindre le plus vite possible la neutralité carbone en France. Pour ce faire, la norme prévoit d’abaisser le recours au gaz pour entretenir les logements en énergie. Ainsi, elle fixe des seuils d’émission de GES (gaz à effet de serre) à ne pas dépasser. 4kg de CO2 par m2 et par an pour les maisons individuelles et, en 2024, un plafond de 6kg de CO2 par m2 et par an pour les habitations collectives neuves.

Ainsi, pour rester en deçà des limitations édictées, les promoteurs utilisent de plus en plus des solutions de chauffage plus innovantes et moins polluantes. Comme par exemple le chauffage par granulés bois, les pompes à chaleur, le solaire ou des moyens hybrides.

Davantage de matériaux biosourcés pour des constructions durables ?

Pour comprimer les impacts néfastes des constructions neuves, la RE 2020 ambitionne une diminution conséquente de l’empreinte carbone sur l’ensemble du cycle de vie d’un bâtiments, de sa sortie de terre à sa démolition. Les niveaux maximum imposés aujourd’hui (surface et zone géographique prises en compte) seront amenés, avec les bons résultats obtenus, à progressivement baisser. En 2025, puis en 2028, et une ultime fois en 2031.

Pour parvenir aux objectifs, la nouvelle règlementation environnementale privilégie l’emploi de matériaux délivrant peu de GES au moment de leur conception comme de leur utilisation. Les matériaux biosourcés et le bois sont plébiscités. Ce dernier permet en effet de limiter jusqu’à 40 % les émissions de CO2. À titre d’exemple, la production de bois scié comptabilise 350 kWh/m3 contre 700 kWh/m3 pour le béton.

De plus, soucieux de leur engagement durable, les promoteurs ont lancé des expérimentations favorisant l’économie circulaire. Les démarches initiées visent à réutiliser les matériaux issus de bâtiments détruits ou des produits provenant de matières premières déjà recyclées.

Quid du respect de la biodiversité ?

Pour protéger la biodiversité qu’elles chamboulent, les constructions neuves sont désormais assorties d’une végétalisation recalibrée. La fragmentation des espaces naturels et leurs changements sont mieux pris en compte, tout comme l’artificialisation des sols qui subit un coup de frein drastique. L’implantation d’une flore locale est plébiscitée au sein des programmes neufs afin de recréer les écosystèmes ainsi que susciter le retour d’une faune et d’une végétation de proximité.

Une préservation de la biodiversité appréciée par les Français. Ils sont 71 % à certifier qu’il est crucial pour eux de bénéficier d’un espace extérieur et verdoyant.

L’importante modularité des logements neufs

Pour les professionnels du secteur de l’immobilier, un logement ne peut être durable s’il n’est pas placé sous le signe de la modularité. En effet, il doit pouvoir s’adapter à des besoins humains en constante évolution, et profondément marqués dernièrement par la crise sanitaire de la Covid 19. Les habitants souhaitent désormais vivre dans des espaces plus grands ou mieux aménageables, dans l’optique de pouvoir s’adonner à du télétravail ou pour assigner les pièces à différents usages. Selon la plus récente étude de l’Observatoire de l’Habitat, 4 français sur 10 désirent détenir la possibilité d’agencer leur logement selon leurs besoins et envies, ou de le reconfigurer complètement.

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