Toujours plus de logements vacants

Depuis 2010, le nombre de logements vacants en France à augmenté de 3,4 %, atteignant 2,8 millions. Soit 6 fois plus que dans les années 90. Un paradoxe quand on sait que le nombre de constructions ne cesse de grimper.

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Les petites villes plus touchées

Selon une étude de l’Insee, entre 2010 et 2015, 374 000 logements ont été construits chaque année. Ce qui équivaut au parc résidentiel d’un département comme le Haut-Rhin. Or, sur cette même période, le nombre de logements vacants a augmenté. Il est passé de 7,2 % en 2010 à 8 % en 2015. D’après la Fnaim, ce chiffre grimperait à 8,4 % en 2017. Un paradoxe face à la pénurie de logement dans de nombreuses villes de France.

Les petites et moyennes villes, éloignées des grandes agglomérations, sont plus particulièrement touchées. Vichy, Montluçon ou encore Nevers enregistrent le plus grand nombre de logements vacants : entre 13 et 15 % du parc de logements. Un phénomène qui s’explique en partie par l’obsolescence des habitations et les difficultés économique que rencontrent ces territoires. Le vieillissement de la population a aussi sa part de responsabilité. Effectivement, de nombreuses personnes âgées partent en maison de retraite alors que leur logement n’est ni loué, ni vendu.

A contrario, des villes comme Bordeaux, Nantes, Montpellier ou encore Lille, même si le taux de vacances tourne autour de 9 %, il progresse moins vite que dans les petites villes. Il y a certes des logements inoccupés, mais ils le restent moins longtemps.

Le boom des résidences secondaires

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Parallèlement à cette hausse des logements vacants, on observe une augmentation du nombre de résidences secondaires. En 2015, les résidences secondaires ou des logements occasionnels, représentent 10 % du nombre total des logements français. Un chiffre qui augmente régulièrement depuis 1990.
Une tendance qui peut s’expliquer par « l’effet Airbnb ».
 
 

L’essor nouveau des logements loués de façon saisonnière, alors qu’ils étaient auparavant occupés en tant que résidence principale par leur propriétaire ou par des locataires, participe à cette évolution.

La loi Elan peut-elle impacter ce phénomène ?

La loi Elan, Évolution du logement, de l’aménagement et du numérique, qui doit être adoptée définitivement au plus tard en septembre, pourrait inverser la tendance. Julien Denormandie, secrétaire d’État auprès du ministre de la Cohésion des territoires, a effectivement admis que cette situation était inquiétante :

Nous avons un très grave problème de logement avec 6 millions de Français en difficulté pour se loger et en même temps cette explosion du nombre de logements vacants qui progressent d’un million en dix ans, explique-t-il. Évidemment, il faut agir et la loi Elan vise notamment à simplifier les choses, à proposer plus de solutions et à rétablir la confiance entre locataires et propriétaires.

Il mise, entre autres, sur la simplification du Code de la construction, mais aussi sur le nouveau bail mobilité. Ce dernier, plus court et automatiquement couvert pas la garantie Visale devrait permettre de louer plus facilement des logements et ainsi réduire le nombre de logements vacants.

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