Immobilier et investissement, le pari d’Emmanuel Macron

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Jusqu'alors éloigné des médias, le président français a tenu sa première interview depuis son élection. Il a cherché à expliquer ses intentions et à calmer les polémiques.
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Emmanuel Macron et les médias

Invité du Grand Entretien ce dimanche soir, Emmanuel Macron, président de la République, est revenu sur ses cinq premiers mois d’exercice au pouvoir, et sur les plans qu’il a prévu.

Entre autres, il a annoncé un objectif de 7 % de taux de chômage, estimant que la nouvelle loi pourra aider les PME et TPE en leur donnant plus de flexibilité et de souplesse dans leurs actions. Selon lui, les effets seront visibles d’ici 1,5 à 2 ans.
Autre action de prévue, le pari sur l’éducation qui, selon lui, est la « vraie inégalité ». Ainsi, il prévoit le retour des fondamentaux (compter, lire, etc) au primaire et l’ajout d’une évaluation nationale au CP et CM2. Il veut également mieux orienter les élèves dès la 3ème, en leur montrant les filières et entreprises.

Concernant le très controversé impôt sur la fortune immobilière (IFI), il a confirmé son intention d’imposer les signes visibles de richesse tels que les yachts et grosses voitures grâce à un impôt différent. Il souhaite faire en sorte que les « riches » investissent dans l’économie au lieu de garder leur fortune pour eux et demandera « un peu de solidarité » à ceux qui n’investissent pas.

La polémique des HLM et de la baisse des APL

En plus de la baisse des APL de 5 € par mois, déjà effective, le président français avait annoncé vouloir faire diminuer les loyers du social et raboter d’autant les APL pour les bénéficiaires.

Ce qui est croquignolesque, dans le monde où nous vivons, c’est que nous finançons le logement social, mais il augmente les loyers, et nous finançons de l’autre côté les locataires les plus modestes par les APL. On dépense des deux côtés !

Le problème posé par cette diminution vient de la distribution des aides : 55 % vont aux locataires de HLM et 45 % aux locataires du parc privé. Seulement, ce sont uniquement les locataires du parc social qui seront impactés par cette baisse qui rapportera 1,7 milliards d’euros à l’État. Afin de ne pas impacter les locataires, ce sont les bailleurs sociaux qui vont perdre de l’argent, représentant en moyenne 7 % de moins sur leurs recettes.

L’ambiance est tendue entre les bailleurs sociaux et Emmanuel Macron. Ce dernier les a critiqué, trouvant trop nombreux les 800 organismes de HLM. Dans certaines communes, l’existence de plusieurs organismes est un frein à la construction, tant voulue par le président.
Pourtant depuis 2010 les organismes mutualisent leurs fonds, et cela sera encore le cas l’an prochain, avec 350 millions d’euros mis au pot commun et redistribués à ceux qui construisent. Les bailleurs sociaux avaient trouvé la mesure trop forte, et avaient clos les négociations il y a peu.
En 2017, c’est plus de 100 000 logements sociaux neufs qui seront construits au total, soit le quart de la production nationale de logements.

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