Faut-il miser sur la colocation pour un investissement locatif ?

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La colocation n’est plus réservée aux étudiants en quête de loyers moins élevés. Les salariés et les familles monoparentales se convertissent également à ce type de location. Une faible part de retraités est également concernée. Selon le site Appartager, les étudiants représentent 40 % des personnes recherchant une chambre à louer contre 46 % de professionnels.
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Une alternative avantageuse pour le locataire

Si jusqu’ici la colocation n’était pas le mode de vie préféré des Français, celui-ci tend à le devenir. Les locataires recherchent de plus en plus à louer un bien partagé. Cela leur permet d’avoir accès à un appartement situé dans un quartier qu’ils n’auraient pas pu s’offrir autrement. En plus de ses avantages humains (la convivialité de vivre à plusieurs), une colocation représente de réels gains financiers, de l’emménagement à la vie quotidienne. L’esprit de partage se crée dès les premiers pas dans le logement. Électroménagers, meubles, chacun y consacre un budget plus restreint que s’il avait dû s’équiper seul. Le loyer et les charges seront également divisés en parts égales, pour profiter d’un espace de vie plus grand.

De l’intérêt aussi pour le propriétaire

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Les appartements de grandes surfaces trouvent plus facilement preneur lorsqu’ils sont adaptés à la colocation que lorsqu’une famille seule doit emménager dedans. C’est notamment le cas dans les grands centres-villes, comme à Paris. De plus, lorsqu’un colocataire quitte le nid, le logement ne reste pas vacant. Le turn-over peut être important, mais se fait naturellement. Les habitants se succèdent pour occuper les chambres, ce qui favorise le rendement.
Les appartements bénéficiant d’une grande surface habitable sont, pour le moment, moins recherchés par les investisseurs. La concurrence à l’achat est donc moins élevée, ce qui permet d’avoir recours à des prix sur l’immobilier plus abordables. Une fois sur le marché locatif, l’offre de ce type de bien est inférieure à la demande des locataires. D’autant plus lorsque le logement est réhabilité pour accueillir la colocation dans de bonnes conditions. Car le vrai bon plan pour le bailleur est de réaliser des travaux afin d’installer un confort spécifique à la vie en communauté. Chambres de superficie plus ou moins équivalente, double vasque dans la salle de bain voire salles d’eau individuelles. Cela demandera un effort financier supplémentaire à l’achat du bien, mais multipliera sa rentabilité. Déjà parce qu’il sera facile de le louer plus cher, mais aussi parce qu’il sera facile de le louer tout court. Celui-ci répondra à toutes les attentes d’une colocation. La facture de certains travaux d’aménagement étant déductibles des impôts, le financement n’est plus un frein pour le propriétaire.
Reste à bien étudier le marché de la ville dans laquelle vous souhaitez acheter avant de vous lancer dans un investissement locatif voué à la colocation. En effet, certaines villes sont plus demandeuses que d’autres, notamment les villes étudiantes ou à forte démographie comme Toulouse, Bordeaux ou Paris.

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