La construction de logements neufs en baisse

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La construction de logement neuf a ralenti au deuxième trimestre 2017 toutefois, cette faible baisse comparée aux trois premiers mois de l'année n'a rien d'alarmante. En revanche, l'annonce de la fin du dispositif Pinel a également suscité quelques inquiétudes.
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Le 2ème trimestre 2017 a été marqué par un faible ralentissement de la construction de bien immobilier neuf. Après un fort démarrage en début d’année, les mises en chantier sont deux fois moins nombreuses en avril, mai et juin. Malgré cela, la situation n’est alarmante grâce aux dispositifs d’aide qu’a mis en place l’Etat, des mesures que les professionnels aimeraient voir reconduites.
Le ministère de la Cohésion des territoires a présenté les chiffres concernant la construction de logement neuf pour le deuxième trimestre, ceux-ci ont progressé de 8,7 % d’avril à juin comparé à l’année précédente sur la même période. Cela représente 101 300 unités supplémentaires pour alimenter le parc immobilier. Autre bonne nouvelle, les permis de construire poursuivent également leur augmentation de 10,4 % sur les trois derniers mois ce qui équivaut à 118 800 nouveaux permis délivrés.

14,4 %
De juin 2016 à juin 2017, 397 700 logements ont été commencé soit une progression de 14,4 % en un an.

Malgré ces chiffres encourageant, le ministère a enregistré une légère baisse de ces deux activités comparé au premier trimestre de l’année : les constructions de janvier à mars 2017 ont augmenté de 18,5 %. Cette analyse met en évidence un réel, mais faible, ralentissement du marché la barre symbolique des 400 000 logements mis en chantier sur 12 mois n’est toujours pas dépassée.
En ce qui concerne les résidences de seniors ou étudiantes, éligibles à la loi Censi-Bouvard, on remarque une diminution de l’ordre de 2 % (- 6 400 unités) sur la même période.
Toutefois la présidente de la Fédération des promoteurs immobiliers (Fpi) se veut rassurante puisque le taux d’activité reste assez fort : « il faut remonter 5 ans en arrière pour retrouver un tel niveau d’activité ». Cela s’explique notamment par les conditions favorables du marché actuel ; les taux de crédit immobilier reste bas, le dispositif Pinel a été étendu à plus de villes et le PTZ est plus facile d’accès.

L’avenir de la loi Pinel en pointillé

Comme annoncé, Jacques Mézard le ministre de la Cohésion des territoires ne souhaite pas un arrêt brutal du dispositif Pinel afin de ne pas affecter outre mesure le nombre de constructions. Il préconise un arrêt par étape, plus équilibré qui permettra aux acteurs du marché de s’adapter. Cette décision est impérative afin d’éviter toute chute des ventes et de solidifier le marché et d’autant plus le bienvenu que le dispositif Pinel est source de recette fiscale pour l’Etat.

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