Surendettement : l’immobilier pèse de plus en plus lourd

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Alors que l’environnement économique est extrêmement favorable pour les investissements dans la pierre en ce début d’année 2016, la part de l’immobilier dans les dossiers de surendettement est en augmentation.

 

 

 

 

La nouvelle n’est pas bonne pour le secteur : si le surendettement baisse globalement (- 5,9% en 2015, à 217 302), les dossiers liés à l’immobilier sont en augmentation. Et si 76,8% des dossiers concernent des locataires, la part des propriétaires grandit chaque année. Elle s’établit en 2015 à 11,2% des dossiers, soit une augmentation de 0,4 point par rapport à 2014. Dans le même sens, 13% des dossiers recevables contenaient, l’année dernière, des dettes immobilières (acquisition ou travaux).

Les crédits à la consommation restent très largement majoritaires, 83,3% des dossiers, et représentent presque la moitié du montant total des dettes, 42,3%. Néanmoins, les sommes engagées relativement faibles, à hauteur de 20 954 euros en moyenne pour les crédits à la consommation, contre 107 352 euros de dettes immobilières, soit 33,9% de l’endettement global.

Disparités régionales

Les dettes immobilières sont très différentes en fonction des régions. La raison est simple : les disparités sont liées au marchés immobiliers locaux. En conséquence, la dette correspondant à la région parisienne est la plus élevé, à 134 066 euros en moyenne, contre 85 592 euros pour le Limousin ou 86 887 euros en Auvergne. Le Figaro propose une carte interactive de toutes les régions.

L’environnement économique est particulièrement favorable en ce début 2016, une tendance qui a commencé dès janvier 2015. En effet, les prix des logements ont baissé, particulièrement dans l’ancien, et les taux d’intérêt tourne aux alentours de 2,145%sur 20 ans, soit un niveau tout simplement historique. En ce sens, si l’immobilier est attractif ces temps-ci, un investissement reste un projet qui comporte des risques, surtout  si l’on analyse pas en profondeur ses capacités financières et le marché local.

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