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La campagne, le nouvel eldorado immobilier des Français ?

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Le confinement imposé durant l'épidémie de Covid-19 a rebattu les cartes des tendances immobilières. Depuis quelques mois, les Français repensent leur logement idéal et pourraient jeter leur dévolu sur les moyennes et petites villes. Le point sur cette reconfiguration du marché de l'immobilier.
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Le confinement, l’élément déclencheur de nouvelles envies

La crise sanitaire liée au Coronavirus et les mesures gouvernementales prises ont profondément marqué les Français et remis en question leur mode de vie. Nombreux sont ceux qui, avec l’essor du télétravail, ont cherché à se mettre au vert. Selon une étude de l’Insee, publiée le 18 mai 2020, plus de 450 000 Parisiens ont quitté la capitale durant le confinement.

Le manque d’espaces verts, le prix de l’immobilier et la densité de population sont autant d’arguments souvent avancés lorsqu’on pointe du doigt les métropoles. À cela s’ajoute, à présent, le risque sanitaire élevé. Tous ces critères font pencher la balance vers les petites et moyennes villes souvent délaissées au profit des métropoles plus attractives. Une redistribution des cartes est donc en cours.

114 % à 152 %
C’est la surface en mètres carré que peut gagner un Parisien en quittant la capitale pour une ville périphérique comme Alfortville ou Gennevilliers, selon une étude Seloger.

Le retour en force des petites et moyennes villes

La prise de conscience s’inscrit dans un contexte particulier qui a fait la part belle au télétravail. Les citadins pouvant travailler à distance se sont aperçus qu’il est possible de combiner vie professionnelle active et vie à la campagne. Ainsi, pourquoi habiter dans des petits appartements au cœur des villes si on peut avoir une maison avec jardin pour le même prix ? « Le confinement a impacté les recherches immobilières. Le type de biens et leur localisation ont évolué. Beaucoup sont effectuées en province. », explique Séverine Amate, porte-parole du groupe Seloger.

Les priorités des acquéreurs évoluent et le marché de l’immobilier aussi. Les petites et moyennes villes, mais aussi la périphérie des métropoles, sont sous les projecteurs. Pour faire face à cette nouvelle demande, le secteur de l’immobilier va devoir s’adapter. Cette évolution est soutenue par la politique de Julien Denomandie, ministre chargé du logement.

« Je me bats pour qu’au-delà des métropoles, on fasse des villes de taille moyenne de vrais pôles de centralité. Or ce que l’on constate depuis que les visites ont repris, c’est une très forte appétence pour des territoires qui, en termes d’immobilier, ne jouissaient pas d’autant d’attractivité avant la crise. Et le télétravail y est pour beaucoup.»

Julien Denormandie, Ministre chargé du logement

Les maisons au cœur des recherches immobilières post-confinement

Pendant le confinement, tous les Français n’ayant pas la chance d’habiter dans une maison se sont posé la question du déménagement. Entre l’intention et le passage à l’acte, il y a un fossé qui n’est pas toujours franchi. Ainsi, si le nombre de recherches sur le mot-clé « maison » a explosé pendant cette période difficile, rien ne dit que les Français vont tous investir dans une maison à la campagne.

L’étude Seloger montre qu’entre 2019 et 2020, les recherches immobilières, incluant le terme « maison », effectuées sur les sites du groupe ont évolué : + 55 % à Gennevilliers (près de Paris), + 37 % à Saint-Herblain (près de Nantes), + 36 % à Écully (près de Lyon), ou encore + 19 % à Castelginest (près de Toulouse).

On notera tout de même que la plupart des recherches restent concentrées autour des grandes métropoles. L’appel des grands espaces ne semble donc pas si fort. Cependant, la maison semble exercer une fascination sur les Français. Si certains se contentent probablement de rêver devant les annonces immobilières, d’autres pourraient bien changer de vie et partir s’installer au vert.

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