Immobilier : le marché des petites villes peine à décoller

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Le marché immobilier français affiche des disparités importantes entre grandes métropoles en pleine croissance démographique et agglomérations de taille moyennes et petites. Les prix affichés par le baromètre de MeilleursAgents.com témoignent du dynamisme impressionnant des métropoles françaises sur un an : plus de 12 % à Bordeaux, 8 % à Paris, 7,5 % à Lyon... Une situation excellente que n'espéraient plus les professionnels du secteur il y a encore quelques années. Toutefois cette hausse n'est pas généralisée sur l'ensemble du territoire, de nombreuses villes ne bénéficient pas de ce dopage.
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Inflation des tarifs parisiens

Depuis juin, les prix de l’immobilier à Paris ont augmenté de 1 % et affichent le mètre carré à 8 800€ en moyenne. Sur un an, les tarifs ont grimpé de plus de 8 %, se rapprochant ainsi de ceux de 2011 bien que la situation soit différente. De ce fait, la plupart des parisiens (environ 80 %) ne peuvent accéder aux biens immobiliers malgré une forte dynamique et une demande, certes moins nombreuse mais plus déterminée. D’autant plus qu’ils peuvent toujours bénéficier de taux faibles oscillant autour de 1,8 % sur 20 ans.
Cette tendance à la hausse s’explique entre autre par le fait que les futurs acquéreurs hésitent moins lors de la transaction et que les processus d’acquisition sont écourtés et simplifiés.
Le marché parisien ainsi que celui de sa couronne ne sont pas en surchauffe. La banlieue parisienne voit ses prix croître de manière régulière et contrôlée : depuis juin, les prix des logements de la Petite Couronne ont augmenté de 0,5 % et de 0,2 % pour la Grande Couronne. La croissance démographique et l’attractivité économique de la région devrait soutenir le marché immobilier et conforter cette légère croissance des tarifs.

Les grandes villes, une bonne croissance

En parallèle de cette inflation parisienne, les grandes métropoles françaises ont connu une forte hausse de fréquentation qui, de fait, a induit une augmentation des prix de l’immobilier. On constate également une tendance à la hausse dans les 10 plus grandes villes françaises, à peu près semblable à celle constatée dans la capitale. Lyon avec 1,2 % et Strasbourg avec 1,1 % affichent une bonne progression depuis le mois de juin dernier, Marseille (0,4 %) et Toulouse (0,5 %) grimpent moins fortement.

9,7 %
Les prix de l’immobilier à Bordeaux ont augmenté de 9,7 % depuis le début de l’année, tendant ainsi le marché au risque de le surchauffer.

Le marché de Bordeaux est en réelle surchauffe, une situation dû à une forte demande émanant des bordelais en quête d’un logement ou bien d’autres investisseurs cherchant à louer. Autant de facteurs qui ont fait progresser les prix de la capitale de la Gironde de 12,2 % en seulement un an. Une inflation attisée par ce début d’année puisque les tarifs ont progressé de 9,7 % depuis janvier.
En revanche, les prix de Montpellier (-0,5 %) et Lille (-0,1 %) sont en légères baisses, phénomène exceptionnel en cette année 2017.

Les petites villes, une tendance différente

Le marché immobilier des moyennes et des petites agglomérations ne bénéficie pas du même rayonnement que celui de ses grandes sœurs. En effet, le développement des infrastructures de transport ne profite qu’à ces dernières qui ont une croissance économique forte. Malgré des prix en baisse, la demande en logement peine à croître ce que confirme le baromètre MeilleursAgents.com. Cette situation résulte d’un manque d’attractivité et de dynamisme économique et de bassins d’emplois forts. Perpignan, Saint-Etienne, Clermont-Ferrand, Le Havre (…) ne semblent pas attirer suffisamment d’acquéreurs malgré des taux de crédit bas et des biens immobiliers relativement bon marché.

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