SRU : seules 55% des villes ont assez de logements sociaux

Le bilan de la SRU pour la période 2014-2016 met en évidence que seules 55% des communes respectent le quota de logements sociaux obligatoire (entre 20% et 25%).

Logement social

Pour 45% des communes, le compte n’y est pas. En effet, la loi Solidarité et renouvellement urbains (SRU) impose aux communes de construire un certain quota de logements sociaux. Pour la période 2014 à 2016, le bilan est plutôt médiocre, il reste moins satisfaisant que pour la période précédente. Entre 2011 et 2013, 62% des communes concernées étaient parvenues à construire suffisamment de logements de ce type. En revanche sur les deux dernières années, seules 55% des communes ont atteint les objectifs de construction définis dans la loi. Plus précisément, 639 des 1165 communes ont réussi à tenir le pari. Dans un souci de transparence, le gouvernement publie désormais l’ensemble des résultats des villes accessible à tous.

Obligation légale de 20% ou 25% de logements sociaux

En fonction de leur taille et de leur localisation, certaines communes sont soumises à la loi SRU et doivent totaliser entre 20% et 25% de logements sociaux d’ici 2025. Les communes comprenant une population de plus de 3500 habitants ou 1500 en Ile-de-France et intégrées à une agglomération de plus de 50 000 habitants, doivent totaliser plus de 20% de logements sociaux parmi les résidences principales. Si certaines respectent déjà ce quota, d’autres sont encore loin de se conformer à la loi.

Pour rappel, la loi SRU a été votée en 2000 et est entrée en application en 2002. Cette loi ne fait pas l’unanimité parmi les élus. Parmi les candidats à la présidentielle, certains projettent d’ailleurs de la supprimer, comme François Fillon souhaitant « démonter la logique de la SRU ».

Des bons et des mauvais élèves

Selon le dernier bilan réalisé, certaines grandes villes de gauche comme de droite, ont largement rempli leurs obligations. Ainsi Lyon a dépassé son quota obligatoire de 125%, Paris de 110%, Marseille de 130%, Toulouse de 148% et Bordeaux 189%. Des chiffres qui ont suscité la satisfaction de la ministre du Logement Emmanuelle Cosse. Selon elle, le durcissement des sanctions financières, qui ont été multipliées par cinq, a largement contribué à débloquer des situations.

En bas du tableau, on retrouve certaines communes de région parisienne (Courbevoie, Asnières-sur-Seine, Neuilly sur Seine, Saint-Cloud) et d’autres villes de Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA) comme Grasse ou Castellet.

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