Le marché des « chambres de bonne » en perte de vitesse

Le marché des chambres de bonne à Paris et dans sa banlieue s'est progressivement réduit, suite aux réglementations imposées à la location. Ces chambres de service sont deux fois moins nombreuses qu'il y a vingt ans.

les chambres de service se font de plus en plus rares

Situées majoritairement à Paris et pour 1/3 d’entre elles dans le 16ème, les chambres de bonne seraient devenues moins attractives, selon les Notaires de Paris Ile-de-France. Alors que le marché de l’immobilier est en grande forme, en 2016 on n’a comptabilisé que 2120 ventes, soit moitié moins qu’il y a 20 ans.

Une règlementation dissuasive

En 1999, un record de ventes (4400) avait été noté et depuis, le marché se réduit petit à petit chaque année. Puisque l’activité immobilière reste très dynamique, comment expliquer ce désintérêt des chambres de services, longtemps plébiscitées? Les réglementations relatives à la location de ces mini-logements semblent peser sur le marché et ont conduit à de nombreux regroupements de chambres pour créer des logements plus spacieux. Elles ont par là-même, diminué le nombre de biens. Fini la location de mini-espaces à la bonne franquette, voici un rappel des réglementations en vigueur.

La loi SRU du 13 décembre 2000, fixait à 9m² la surface minimale de location d’un logement décent. Il doit également disposer d’une hauteur sous plafond d’au moins 2,20 mètres, d’un volume habitable d’au moins 20m3.
La « Taxe Apparu » depuis le 1er janvier 2012 dans les zones très tendues (Île-de-France, grandes villes et cote d’azur), lutte contre les loyers excessifs sur les micro-logements.
Loi d’encadrement des loyers, depuis le 1 août 2015 à Paris et effective à Lille depuis février 2017. Elle touche fortement les petites surfaces et lutte contre la hausse des loyers dans les « zones tendues ».

La tendance pourrait même se durcir à Paris, où la mairie à annoncé à l’automne dernier qu’elle lançait un plan visant à convaincre les propriétaires de chambres de service « impropres à la location » de les regrouper, afin de faire des travaux avant de les relouer. La ville de Paris prévoit également d’en acquérir certaines afin de les transformer en logements sociaux. A priori ce type de logement est actuellement au nombre de 114 000 dans la capitale. La ville espère en transformer un millier d’ici à 2020.

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