Immobilier : quand professionnels et citoyens ne se comprennent plus

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Alors que le marché immobilier se porte à merveille - d’autant plus quand on le compare aux restes de l’économie - un certain fossé tend à s’étendre entre le citoyen désirant acheter un logement et le professionnel du secteur.
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La fracture semble profonde. D’un côté, les citoyens désireux d’accéder à la propriété ou souhaitant réaliser un investissement locatif, de l’autre les professionnels du secteur immobilier regroupant vendeurs, agents et autres promoteurs. Paradoxalement, quand l’un sourit, l’autre pleure. Aujourd’hui, alors que l’immobilier n’a que rarement été aussi abordable, les spécialistes s’inquiètent. Et ne loupent pas une seule occasion de partager leurs doutes.

Il faut dire qu’il y a de quoi s’inquiéter. Depuis un peu plus d’un an maintenant, les taux d’intérêts ont largement chuté : ils s’établissent désormais entre 1,6% pour les meilleurs dossiers et 1,9% sur 20 ans. Les taux sont si bas que la formule “gagner du pouvoir d’achat immobilier” a fait son apparition. Consécutivement, les prix des logements ont également baissé.

Pluie au nord, soleil au sud

Grâce à la loi Pinel, les mises en construction de logements neufs repartent à la hausse. Les volumes de transaction dans l’ancien sont en augmentation. En clair, le marché se porte bien, très bien. Mais alors, qu’est-ce qui inquiète les professionnels ? Que les prix baissent, justement. Alors que tout le monde sait que la pierre est un investissement à long terme, voilà que les experts s’alarment d’un léger recul à court terme. Pour rappel, les prix ont baissé dans l’ancien de 5% en 3 ans. Comme si le secteur ne représentait que les investisseurs.

Ils n’étaient pas non plus en reste quand il a fallut s’opposer à l’encadrement des loyers parisiens. Telle les Cassandre des temps nouveau, les professionnels prédisaient malheur et désespoir pour tous. Aucune des catastrophes dignes des 12 plaies de l’Égypte ne se sont abattues sur Paris. Bien au contraire, les loyers ont fini par baisser. Pour le plus grand bonheur des locataires. Au final, quand les professionnels de l’immobilier s’effarouchent d’une potentielle perte de profits, la population française se loge à moindre coût. Où quand la nécessité s’oppose aux profits.

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