Immobilier : l’Ile-de-France contrarie le gouvernement

Les coupes budgétaires décidées par la présidente de l’Ile-de-France, Valérie Pécresse, dans le logement très social déplaisent fortement à la ministre du Logement, Emmanuelle Cosse.

Deux conceptions de la politique s’affrontent. Une opposition somme toute logique, les deux responsables politiques étant de bord opposé. Emmanuelle Cosse défend la construction de logements très sociaux en région parisienne pour la simple raison que 600 000 ménages ont fait une demande de logement, quand seulement 80 000 sont acceptées chaque année.

Valérie Pécresse, de son côté, a décidé de couper dans les subventions à la construction de logements très sociaux, pour les communes en présentant plus de 30%. La présidente de la région Ile-de-France espère ainsi lutter contre la ghéttoïsation de certaines communes. Une vision tout à fait respectable, mais qui se heurte à une réalité bien moins idyllique.

Certaines communes préfèrent payer que construire

L’objectif de Valérie Pécresse est de financer, à la place de logements très sociaux (PLAI), des logements sociaux intermédiaires (PLS) à destination de la classe moyenne. Problème, les villes qui n’auront plus droit aux subventions pour les logements très sociaux présente une population en demande de PLAI, et non PLS.

La situation a donc ceci de paradoxale : les communes en demande de logements très sociaux, afin de répondre aux besoins de leur population, ne pourront plus en construire, quand les communes plus riches paieront des pénalités pour avoir refuser d’en construire. La centrifugeuse sociale n’a pas fini d’éjecter les ménages modestes et précaires toujours plus loin.

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